Un peu d'Histoire :

 

Il vous est certainement arrivé de croiser, dans les rues de nos villes et villages, d'étranges cortèges que l'on pourrait croire sortis d'un film médiéval.

 

Ces cortèges, hauts en couleurs, ce sont des confréries qui les forment. Elles symbolisent la convivialité et la joie de vivre dans la société souvent

 

stressée ou renfrognée qui est la nôtre.

 

Elles sont, en quelques sortes, les "liants" de notre temps, car ce qui unit les hommes, n'est-ce pas avant tout leurs racines ?

 

La plupart des confréries sont gastronomiques, ce qui signifie qu'elles remettent à l'honneur certaines coutumes ou traditions culinaires locales ou

 

régionales souvent oubliées, toujours agréables à découvrir, ainsi que les produits de nos terroirs.

 

Le plus souvent une nouvelle confrérie est engendrée par l'amitié. Il suffit de quelques amis qui se regroupent pour remettre au jour une tradition

 

oubliée.Ces personnes adopteront ensuite un costume et une médaille personnalisée, le plus souvent égayés aux couleurs de leur cité.

 

En ce sens, les confréries sont les témoins vivaces d'une part importante de l’Histoire de France. En effet, ce terme semble apparaître au 13ème siècle

 

avec la Confrérie blanche, association fondée en 1210 contre les albigeois par Foulques, Évêque de Toulouse et Simon de Montfort, et par la confrérie

 

noire, association formée par Raymond VI Comte de Toulouse, pour sa défense.

 

Au Moyen-Age, il est difficile de distinguer confrérie et corporation, religion et profession étant alors associées ou confondues. Les apprentis et les

 

ouvriers étaient souvent admis avec les maîtres, mais dans bien des cas, ils formaient des confréries distinctes.

 

Ces associations organisaient les cérémonies religieuses et fêtes patronales, les confréries ayant des saints patrons, saint Vincent pour les vignerons

 

par exemple.

 

Elles assuraient aussi l'assistance entre les travailleurs, s'occupaient des pauvres et géraient les finances de la communauté.

 

Placés en marge de l’église mais aussi de l’état, mal vues par l'autorité laïque qui s'inquiétait de leur indépendance et leur reprochait leur turbulence,

 

mais aussi mal vues, par l'autorité ecclésiastique qui n'avait pas de contrôle sur elles et craignait l'orthodoxie, les confréries furent dissoutes.

 

Elles se reconstituaient rapidement et c'est au 17ème siècle que l’Église et la Royauté comprirent que ces foyers d'indépendances pouvaient devenir

 

les gardiens de la religion et de l'ordre établi.

 

Réservées dès lors aux maîtres, elles furent reconnues et protégées par l’autorité.

 

la Révolution les supprimera ainsi que les corporations dans le cadre de la Loi dite « Le Chapelier », promulguée le 14 juin 1791, qui est une loi

 

proscrivant les organisations ouvrières, notamment les corporations des métiers, mais également les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que

 

le compagnonnage., et elles réapparaîtront au 19ème siècle sous la Restauration.

 

 

 

Que sont-elles aujourd'hui ? :

 

 

Depuis des années, les mêmes stéréotypes circulent à propos des confréries, dépeintes comme des assemblées de joyeux lurons défilant et festoyant

 

sous les flashs des photographes.

 

Une image inconsciemment entretenue par les Confréries elles-mêmes qui ne donnent en pâture au grand public que leur côté folklorique.

 

Folklore, pas folklore ?

 

Le costume coloré est là pour attirer le regard, pour intriguer et inciter le public à s’intéresser au produit qu'elles représentent.

 

Associations loi 1901, les confréries se sont constituées autour d'un terroir, le plus souvent autour d'un produit.

 

Aujourd'hui, le produit est le lien qui unit des confrères dans un cérémonial en tenue d'apparat pour célébrer leur chapitre en honneur au produit

 

qu'il représente.

 

La confrérie est donc bien là pour faire la promotion générique d'un produit en vue d'un développement économique.

 

Elle œuvre pour le faire connaître et reconnaître pour ses qualités gastronomiques.

 

Cette promotion qui s'insère dans un rituel confrérique, s’inscrit en amont des démarches de la profession organisée et des producteurs.

 

De ce vaste mouvement associatif, les confréries se tournent résolument vers l'avenir et veulent définir leur place dans l'économie du 21ème siècle.

 

 

 

C'est le but de notre Ambassade des Confréries de Nouvelle-Aquitaine

 

 

 

Belle présence des Confréries

 

lors du Championnat du Monde de Tonte

 

de Moutons qui s'est tenu à Le Dorat (87)

 

 

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En février dernier , Marie de la Confrérie des Jabotiers de Saint-Severs en compagnie de notre marraine, Fabienne Thibeault

2 chevilles ouvrières du mouvement confrérique en pleine action !

Nos objectifs - Nos actions

 

 

 Séminaire du Conseil d'administration de l'Ambassade aux Arènes de Pontonx-sur-Adour à l'occasion de la Fête de l'Asperge , chaleureusement reçu par la confrérie du même nom .

Échanges avec l'Académie de Bretagne